BARRÈS

 

 

D'argent à deux fasces de gueules.

 

 

 

 

 

 

Famille de Barrès du Molard

D'argent à trois barres de gueules, accompagné en chef d'un croissant du même, et côtoyées en pointe de trois étoiles, aussi de gueules.

 

 

Ancienne baronnie du Vivarais, au diocèse de Viviers, dans le Languedoc, contiguë à d'autres terres du même nom, dont la réunion forme une contrée considérable de cette province (cf. note 1). Blonde de Barrès, baronne de Barrès, qui fut mariée, vers l'an 1386, à Bertrand de Taulignan, IVè du nom, lui porta en dot cette baronnie. Depuis cette époque, les Taulignan ont toujours pris le titre de barons de Barrès et ont ajouté à leur écu les armes de cette maison, qui étaient d'argent, à deux fasces de gueules.

La maison de Barrès possédait aussi d'autres terres de son nom en Dauphiné et en Gévaudan ; cette dernière passa de même dans la maison de Taulignan. d'Aubaïs en fait aussi mention au chapitre intitulé, Mélanges, chartes, titres, etc., et fait connaître Bernard et Pierre de Barrès, seigneurs de Barrès, au diocèse de Mende, qui furent du nombre des seigneurs composant l'assemblée convoquée à Montpellier, dans le couvent des frères Mineurs, le 25 juillet 1303, au sujet du différent du pape Boniface VIII avec Philippe le Bel.

 

On distingue parmi les personnages connus de celle ancienne maison du Vivarais, Genton de Barrès qui fit le voyage de la Terre-Sainte, en 1096, avec plusieurs autres seigneurs du voisinage qui prirent la croix après le concile de Clermont (1095), sous la bannière de Raimond de Saint-Gilles, comte de Toulouse;

Baudouin de Barrès et Emiline de Sains, sa femme, qui sont mentionnés dans un titre du mois d'avril 1231; messire Bertrand de Barrès et Bertrand de Barrès, son fils, Béatrix de Barrès, femme de Guillaume de Cadoëne, chevalier, et Aigline de Barrès , femme de Bertrand de Cadoëne, damoiseau, fils dudit Guillaume de Cadoëne, mentionnés dans des titres originaux des années 1283 et 1290, produits au cabinet des ordres du roi, par M. le marquis de Gabriac, dont le nom est Cadoëne, pour ses preuves de la cour, autre Pierre de Barrès, qui épousa , vers l'an 1340, Eléonore d'Adhémar, dame de Méouillon, qui, étant veuve, se remaria à Pierre de la Chaux, qu'elle obligea, ainsi que ses enfants, à porter le nom de Méouillon.


Preuves : Hommages au roi en la généralité des finances de l'intendance de Languedoc, en 1672 et 1679, rendus par noble Alexandre de Barrès, écuyer, seigneur du Molard, et Phélise de Chambaud Charrier, sa mère; ordonnance des commissaires départis par ordre du roi par M. d'Aguesseau, intendant du Languedoc, du 21 novembre 1683; arrêt du parlement de Toulouse, du 23 mai 1760; procès-verbal de M. Chérin, généalogiste des ordres du roi, des preuves faites par cette maison au cabinet de l'ordre du Saint-Esprit, au mois d'octobre 1789; arrêt du conseil d'état, le roi y étant,
du 18 avril 1790; procès-verbaux des assemblées de la noblesse du Vivarais, en 1788 et 1789.
 

Services : Elle a produit un maréchal de camp, des officiers supérieurs, capitaines, gouverneurs de place, chevaliers de Saint- Louis, et a fourni des gentilshommes aux ban et arrière ban de la noblesse du Languedoc, en 1637, 1639, 1694 et 1696.


de BARRÈS : d'autres familles de ce nom, en Languedoc et ailleurs, ont l'opinion qu'elles sortent de l'ancienne maison de chevalerie qui précède ; mais nous n'avons rencontré jusqu'ici aucune preuve qui puisse confirmer cette opinion. On trouve Pierre de Barrès, capitoul de Toulouse en 1551, et Fulcrand de Barrès, évêque d'Agde en 1629.

 

 

  1. Guillaume de Barrès, mort après 1341, dont :

  2. Pierre de Barrès, damoiseau, dont :

  3. Pons de Barrès, mort après 1417, épouse Marie de Charrier, morte après 1434, dont :

  4. Bernard de Barrès, seigneur du Pouzin, dont :

  5. Guillaume de Barrès, seigneur du Molard, né en 1436, épouse le 6 mars 1486 Gabrielle de Merles, dont :

  6. Charles de Barrès, seigneur du Molard, né vers 1499, dont :

  7. Guillaume de Barrès, seigneur du Molard, né vers 1535, mort le 5 juillet 1618, épouse Louise de Pibères, fille de Claude de Pibères et de Marguerite de Chambaud, dont :

  8. Élie de Barrès, seigneur du Molard, né vers 1580, épouse le 9 juin 1613 Phélise de Chambaud-Charrier, fille de Mathieu et de Jeanne de Chabruel, dont :

  9. Alexandre de Barrès, seigneur du Molard, né vers 1625, épouse le 1er juin 1669 Jeanne Boix, fille de Moïse Boix, dont :

  10. Charles de Barrès, seigneur du Molard (cf. note 3), né vers 1670, épouse en 1695 Isabeau de la Tour de Vocance, fille d'Antoine David de la Tour, écuyer, et de Jeanne de Poinsac, et il en vint :

  11. François-Scipion de Barrès, seigneur du Molard, né en 1707, mort en 1749, épouse en 1736 Madeleine Robert, fille de Simon Robert, écuyer, et de Marguerite de Serre dont :

    1. François-Scipion-Laurent, qui suit;

    2. Philippe-Casimir.

  12. François-Scipion-Laurent de Barrès, seigneur du Molard, maréchal de camp des armées du roi, chevalier de Saint-Louis, né en 1740, mort en 1809, épouse en 1778 Marie Anne Josèphe Tardy de Montravel-Labroissy, fille de Jean Tardy et de Marie-Hélène de Chantereau, et ils eurent :

    1. Jean-Scipion-Fleury, qui suit;

    2. Philippe-Casimir.

  13. Jean-Scipion-Fleury de Barrès du Molard, vicomte de Barrès du Molard (1815), épouse en 1800 Louise Caroline de Rochefort, fille de François, baron de Rochefort, et de Louise de Moreton de Chabrillan, d'où :

    1. Jean-Scipion-Henri;

    2. Laurent-Alphonse;

    3. Michel-Amédée.

 

Notes

  1. Ces terres sont Saint-Martin de Barrès, Saint-Pierre-Laroche ou de Barry, en Barrès, Saint-Vincent de Barres, Saint-Bauzeli, en Barrès, etc., que les géographes et les historiens écrivent indifféremment Barres, Barre, Barris et Barrez, notamment d'Aubaïs et Pithon-Curt, dans leurs nomenclatures des lieux, paroisses, terres nobles, et ailleurs.
  2. Vicomte héréditaire, conféré par décision royale du 6 décembre 1814 et lettres patentes du 4 novembre 1815, à Jean-Scipion-Fleury de Barrès du Molard, ancien élève du roi à l'école militaire de Sorrèze.
  3. Charles de Barrès abjure la religion réformée en 1683 devant Daniel de Cosnac, évêque de Valence.

Principales sources

  • M. de Courcelles, Dictionnaire Universel de la Noblesse de France, I, 76.

  • Pithon-Curt, Histoire de la noblesse du Comtat-Venaissin, I, 107, 165 et 478; III, 368; IV, 8, 47.

  • Dom Caffiaux, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, Trésor généalogique, p. 596.

  • Grand Armorial de France

Vous avez remarqué une erreur?
  • envoyez un message électronique (n'oubliez pas de préciser vos sources et d'en ajouter si possible une copie dans votre message) à redacteur @ dagos.org
  • laissez un message dans le forum

Rechercher sur le site

 

ARMORIAL DU PAYS D'OC par d'AGOS.
Copyright © 2004-2005. Tous droits réservés.
Dernière mise à jour: 25/03/05.

Menu

Accueil
Patronymes
Rechercher
Contribuer
Forum
Haut de page